CRIET Deux ans de prison ferme   requis contre Julien Kandé Kansou  :

CRIET

Deux ans de prison ferme   requis contre Julien Kandé Kansou

(4.0)

Ce mardi 17 mars 2026, reprise du procès de Julien Kandé Kansou, membre de la cellule de communication du parti Les Démocrates (LD), devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Le ministère public a requis à son encontre deux ans de prison ferme et une amende de 10 millions de francs CFA pour harcèlement par un système électronique et incitation à la rébellion, des faits reprochés après des critiques formulées à l’encontre d’un ministre au sujet d’une proposition de taxes sur la connexion Internet.

Lors des audiences précédentes, le prévenu avait plaidé non coupable. Devant la cour, la défense  assurée par Maîtres Barnabé Gbago et Augustin Aballo a demandé la relaxe pure et simple, arguant que les propos de leur client s’inscrivaient dans le cadre du débat démocratique et étaient protégés par la loi sur l’opposition. Me Gbago et Me Aballo ont insisté sur le droit à la liberté d’expression politique, soulignant que la critique d’un ministre sur une question d’intérêt public ne saurait constituer un chef d’accusation pénal.

Julien Kandé Kansou, qui a rappelé avoir déjà passé neuf mois en détention, a exprimé son désir de retrouver sa famille et de reprendre son engagement politique. Il a réaffirmé que ses déclarations visaient à interpeller sur une mesure fiscale susceptible d’affecter l’accès à Internet et la liberté de communication des citoyens, et non à inciter à la violence ou à la rébellion.

Le ministère public, dans ses réquisitions, a estimé que les propos incriminés, diffusés via des moyens électroniques, constituaient un harcèlement visant à troubler l’ordre public et pouvaient encourager des actes de désordre. Les magistrats ont pris note des arguments des deux parties. Le verdict est attendu le 28 avril 2026.

Cette affaire intervient dans un contexte politique marqué par des tensions entre le pouvoir et l’opposition sur la régulation d’Internet et la législation encadrant le discours public. Les organisations de défense des droits et certains acteurs politiques observent de près ce procès, y voyant un test sur l’étendue de la liberté d’expression dans le pays.

Pour rappel, la CRIET, compétente pour juger des infractions économiques et du terrorisme, avait déjà été au centre de plusieurs procédures très médiatisées ces dernières années, ce qui confère à l’affaire une certaine dimension symbolique dans le débat public.

 

Ibourahim Abdou Gibril

3.5/5

Based on 275 reviews

5 Stars

4 Stars

3 Stars

2 Stars

1 Stars

Brice HAL

2 jours

Commentaire sur l'article.

Aucune Pub disponible

De la même catégorie Actualité

Aucun article actuellement trouvé

Aucune Pub disponible

Autres publications


Actualité

RÉVOLUTION DE L'EMPLOI DES JEUNES

Le Bénin accélère, 2 394 apprentis lancés dans l’apprentissage dual
30 avr. 2026
Grant-Aniel BOLARIAN

30 avr. 2026
Actualité

FRONTIÈRES SOUS HAUTE VIGILANCE

La Police Républicaine gagne en mobilité, en efficacité et en proximité
30 avr. 2026
L.EBO

30 avr. 2026
Société

RAYONNEMENT A L’INTERNATIONAL

Le Bénin consacré pôle de stabilité et d’opportunités en Afrique
30 avr. 2026
Grant-Aniel BOLARIAN

30 avr. 2026

Aucune Pub disponible