Soutenue par le Fan Club ALAFIA, la rencontre a rassemblé un large éventail de la population locale : sages et notables, autorités politico-administratives, chasseurs, agriculteurs, artisans et surtout une jeunesse fortement mobilisée. Une diversité qui témoigne d’une volonté assumée d’inclusion sociale et politique. Pour Frédéric OHOUBONON, Président du Comité d’Organisation, cette mobilisation illustre la pertinence de la démarche portée par BUS, qu’il a saluée pour « son efficacité dans l’accompagnement du duo » Romuald WADAGNI-Mariam CHABI TALATA. Bantè, commune de la 9ᵉ circonscription électorale, porte encore les stigmates des tensions post-électorales de 2019. Une situation qui avait progressivement éloigné une partie de la population des urnes. Dans ce contexte, l’initiative de BUS apparaît comme une tentative stratégique de réconciliation citoyenne avec le processus électoral. L’objectif est clair : restaurer la confiance et encourager une participation massive au scrutin du 12 avril prochain.
Les temps forts de la rencontre ont renforcé cette dynamique. Le représentant des sages et notables, Baba LEKON, a procédé aux libations, invoquant les mânes des ancêtres pour la réussite de l’événement et la victoire du duo soutenu. De son côté, la jeunesse a affiché une détermination sans ambiguïté. Par la voix de son représentant, elle s’est engagée à porter un message de mobilisation dans les foyers, appelant à une participation massive au vote. Pour Christian YENOUSSI, la vision de BUS est limpide : « être un trait d’union entre les populations et les gouvernants ». Une ambition traduite par la volonté de repositionner Bantè comme une commune pleinement intégrée dans les dynamiques nationales de développement. La forte affluence et l’enthousiasme observés (visages souriants, fanions brandis, ambiance festive) traduisent un regain d’intérêt pour le débat politique local. Pour les organisateurs, cette mobilisation constitue bien plus qu’un succès logistique : elle est perçue comme un indicateur de basculement possible.
À en croire les engagements pris sur place, Bantè pourrait bien rompre avec son image de zone de retrait électoral. La jeunesse, en première ligne, promet de jouer un rôle moteur dans l’atteinte d’un taux de participation inédit. À quelques jours du scrutin, BUS semble avoir réussi son pari : transformer une terre de désengagement en un laboratoire de remobilisation citoyenne. Reste désormais à traduire cet élan dans les urnes.
Grant-Aniel BOLARIAN