CLOTURE DE L’ATELIER SUR LA REORGANISATION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE :  L'ARS définit des stratégies visant à renforcer la sécurité des patients

CLOTURE DE L’ATELIER SUR LA REORGANISATION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE

L'ARS définit des stratégies visant à renforcer la sécurité des patients

(4.0)

L’Autorité de régulation du secteur de la santé a organisé, les 24 et 25 mars 2026 à Azalaï Hôtel de la Plage, un atelier consacré à la réorganisation de la médecine traditionnelle, réunissant autorités sanitaires, experts, partenaires techniques et praticiens, afin de définir des stratégies visant à structurer le secteur, renforcer la sécurité des patients et promouvoir une meilleure intégration avec la médecine moderne.

Structurer la médecine traditionnelle, garantir la sécurité des patients et favoriser une meilleure articulation avec la médecine moderne ont constitué le socle des réflexions ayant réuni, à Cotonou, les acteurs du secteur de la santé autour d’un atelier de haut niveau consacré à cette problématique. Organisée par l’Autorité de régulation du secteur de la santé (ARS), la rencontre a mobilisé des membres du cabinet du ministre de la santé, des représentants de l’Organisation mondiale de la santé, des universitaires ainsi que des praticiens traditionnels venus réfléchir à l’avenir d’un secteur largement sollicité par les populations. En effet, la médecine traditionnelle occupe une place prépondérante dans l’offre de soins au Bénin, avec plus de 80 % de la population qui y a recours. Pourtant, ce sous-secteur reste confronté à des défis majeurs, notamment en matière d’encadrement, de qualité des prestations et de sécurité des patients. Les différentes communications ont permis de mettre en lumière la richesse des savoirs ancestraux, mais aussi la nécessité de les documenter, de les valider scientifiquement et de mieux les intégrer dans le système de santé formel. Des expériences de traitements à base de plantes ont été présentées, illustrant le potentiel thérapeutique de la pharmacopée traditionnelle, tout en soulignant l’importance d’une évaluation rigoureuse.

Les travaux de groupe ont débouché sur cinq axes stratégiques majeurs à savoir : la gouvernance du secteur, la valorisation des produits, la professionnalisation des praticiens, le renforcement de la sécurité des patients et l’amélioration de la qualité des soins. Chaque groupe a formulé des projets structurés, avec des objectifs précis, des étapes de mise en œuvre et des indicateurs de suivi. À l’issue des échanges, les participants ont recommandé la mise en place d’un cadre réglementaire renforcé, la certification des praticiens, le contrôle de qualité des produits issus de la pharmacopée traditionnelle et le développement d’une collaboration plus étroite entre médecine moderne et médecine traditionnelle.

Prenant la parole au nom du ministre de la santé, le Directeur de cabinet, Enagnon Pétas AKOGBETO, a salué la qualité des travaux et rappelé que cette réforme s’inscrit dans un contexte de transformation du système sanitaire béninois, marqué par l’assurance maladie obligatoire et le renforcement de la sécurité des patients. Il a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif, soulignant que la réussite des réformes dépendra avant tout de leur mise en œuvre effective par l’ensemble des acteurs, des autorités publiques aux praticiens, en passant par les partenaires techniques et financiers.

Clôturant les travaux, le président de l’ARS, Dr Lucien Dossou-Gbété, s’est félicité des avancées réalisées tout en reconnaissant que le processus reste à poursuivre. Il a appelé à la consolidation des résultats afin de produire des documents techniques solides, capables d’orienter les politiques publiques. Selon lui, l’enjeu est de parvenir à une articulation efficace entre médecine traditionnelle et médecine moderne, dans l’intérêt exclusif des populations. Au terme de l’atelier, les participants ont insisté sur la nécessité de structurer durablement la médecine traditionnelle, d’assurer la sécurité des patients et de préserver le patrimoine culturel. La valorisation des savoirs endogènes, appuyée par la recherche scientifique et les technologies numériques, apparaît désormais comme un levier essentiel pour moderniser le secteur. Les conclusions issues de cette rencontre devraient servir de base aux futures initiatives publiques, avec l’ambition de bâtir un système de santé plus inclusif, où médecine moderne et médecine traditionnelle coexistent de manière complémentaire et sécurisée au service des populations béninoises.

Wendy J. KEDOTE

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Brice HAL

2 jours

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