Ouverte à l’hôtel Bel-Azur de Grand-Popo, cette session de trois jours s’inscrit dans une dynamique de professionnalisation accrue de l’administration parlementaire, dans un contexte où les exigences de transparence et de redevabilité ne cessent de s’intensifier.
Représentant le Président de l’institution parlementaire, Joseph Fifamin DJOGBÉNOU, son Assistant Antoine DJÉDOU a rappelé la portée stratégique de cette initiative. Selon lui, le contrôle de l’action gouvernementale constitue l’un des piliers fondamentaux de toute démocratie moderne, garantissant l’équilibre des pouvoirs et la transparence dans la gestion publique. Dans cette perspective, le renforcement des capacités des agents chargés d’appuyer les députés apparaît comme un levier essentiel pour améliorer l’efficacité du travail parlementaire.
Pour Josué Chabi KPANDÉ, Directeur des Services Législatifs, cet atelier vise à doter les participants des outils nécessaires pour mieux comprendre et maîtriser les mécanismes de contrôle parlementaire. Il s’agit notamment des questions orales et écrites, des interpellations, ainsi que des commissions d’enquête. Au-delà de la compréhension des procédures, les travaux mettent également l’accent sur la préparation administrative, le suivi des réponses gouvernementales et la gestion documentaire des activités de contrôle. Quatre communications, suivies de débats, structurent les échanges afin de favoriser une appropriation effective des connaissances. Mieux, cette initiative trouve sa justification dans la récente réorganisation administrative de l’Assemblée Nationale, qui a redéfini certaines attributions du Service des Séances et du Contrôle. Désormais investi de nouvelles responsabilités, ce service doit assurer un suivi rigoureux des activités parlementaires liées au contrôle de l’action gouvernementale. Dans ce contexte, la montée en compétence des agents devient une nécessité pour répondre aux exigences croissantes d’efficacité, de rigueur et de performance institutionnelle.
Le coordonnateur du PARCPOGE II, Régis Dossou KPANOU, a salué l’engagement des autorités parlementaires et l’accompagnement constant du Programme des Nations Unies pour le développement en faveur de la démocratie et de la bonne gouvernance. Il a souligné que ce type de formation contribue non seulement à améliorer la visibilité du Parlement béninois, mais aussi à garantir un exercice plus rigoureux et professionnel de ses missions fondamentales.
À travers cette initiative, l’Assemblée Nationale du Bénin affiche clairement son ambition de se hisser au rang des institutions parlementaires modernes, capables d’exercer pleinement leurs prérogatives constitutionnelles. En renforçant les capacités de son administration, elle se donne les moyens d’un contrôle plus efficace de l’action gouvernementale, au service d’une gouvernance transparente et d’un développement durable. Au-delà de la formation, c’est donc une culture de la performance et de la responsabilité qui se consolide progressivement au cœur de l’institution parlementaire béninoise.
L.E