En décidant de poursuivre l’œuvre laissée par son prédécesseur, Antoine Bonou, l’actuel président de la Fédération Béninoise de Handball, avait déjà mesuré l’immensité du chantier qui l’attendait. Et en prenant les rênes de cette institution, Sidikou Karimou a imprimé un rythme particulier à l’exercice de sa fonction. Une gestion axée sur les résultats (GAR), la rationalisation des dépenses, l’efficacité du personnel administratif, la transparence dans l’exécution du budget annuel et autres. Aujourd’hui, les résultats sont là et bien visibles. C’est que le président de la Fédération Béninoise de Handball est allé partager avec les hommes des médias et autres membres de la famille du petit ballon rond. En plantant le décor, Sidikou Karimou a rappelé les prouesses réalisées par la sélection nationale dame du Bénin de handball lors du tournoi commémoratif des 50 ans de la Marche Verte au Maroc. En passant avec brio les étapes, les Amazones sont tombées sur du lourd, les Etats-Unis lors de l’ultime match de cette compétition. Cette finale a été remportée par les Béninois devant les femmes venues du pays de l’oncle SAM. Il a insisté sur la structuration du handball béninois avec un programme centré sur la formation à la base. Ce qui a été matérialisé par l’officialisation de l’Académie de handball de Nantes au Bénin. Un grand et ambitieux projet qui démarre dès la rentrée officielle dès la prochaine rentrée scolaire. « Venir à travailler sur la durée pour aboutir à la professionnalisation et le métier du handball. Préparer les plus jeunes à devenir des champions. C’est notre vocation »,a affirmé Sidikou Karimou lors de cette émission CAFE MEDIA PLUS. Selon lui, le projet professionnel mis en œuvre depuis quelques saisons est un projet qui vise à optimiser les dépenses. Il a évoqué la formation des formateurs avec cette franche collaboration qui fait du Bénin, la plaque tournante des formations organisées par la Fédération Internationale de Handball et la Confédération Africaine de Handball.
En matière de la médiatisation des évènements du handball béninois, Sidikou Karimou fait remarquer que l’équipe qu’il dirige fait déjà de très gros efforts. Il a cité la formation des journalistes sportifs béninois pour accompagner la dynamique en cours, la retransmission en direct des compétitions statutaires en Français et en Fongbé pour permettre une accessibilité plus accrue des populations aux informations. Derrière, tous ces efforts, les difficultés ne manquent pas. Allusion faite à la non disponibilité des salles appropriées pour accueillir les grandes compétitions. « Avec des salles aux normes, nous pouvons postuler à des compétitions internationales…Nous sommes une fédération et nous avons une parcelle de pouvoir…Seulement, nous envisageons construire une salle comme celle de Don Bosco de Parakou qui a abrité l’une de nos compétitions récemment », a confié Sidikou Karimou.
Outre ces chantiers, le président de la Fédération Béninoise de Handball a indiqué que l’ambition du Bénin est de faire aussi une place aux binationaux qui veulent défendre les couleurs du Bénin comme c’est le cas au Cap Vert et au Sénégal sans oublier l’Angola. Sur ce projet, la Fédération veut compter également sur l’apport des anciens handballeurs béninois qui séjournent depuis des années dans des pays occidentaux, pour le réussir. « Nous voulons opérer une vraie révolution. Aujourd’hui, le Bénin a le plus beau championnat en Afrique noire…Il y a des joueurs qui sont payés à 1000 Dollars US… », A souligné Sidikou Karimou.
Après Mansourou Arèmou et le président Antoine Bonou, avance pour sa part Ospisse Métoli, journaliste et spécialiste en marketing digital, Sidikou Karimou est une pièce qui manquait pour le développement du handball béninois. « Si le produit n’est pas bien emballé, il ne pourra pas être bien vendu. En plus, c’est seulement au handball que les acteurs arrivent toujours à s’entendre pour l’évolution de la discipline. C’est ce qui fait la force de cette famille », a-t-il témoigné.