Ce programme repose sur un modèle moderne d’alternance entre centre de formation et immersion en entreprise. Douze métiers à fort potentiel ont été ciblés, notamment la plomberie, la menuiserie, l’électricité bâtiment, la maintenance automobile, le froid et la climatisation, ainsi que les systèmes solaires photovoltaïques. Pour Jemima Ketsia AKLÉ, cette initiative marque une étape décisive : elle rapproche l’école de l’entreprise et répond concrètement aux besoins du marché du travail. Un positionnement renforcé par l’appui de la Banque mondiale, partenaire clé des réformes en cours. Même conviction chez Arsène ZOCLI, qui voit dans ce dispositif un investissement direct dans le capital humain. L’apprentissage dual s’impose comme une réponse efficace au chômage des jeunes en misant sur des compétences immédiatement opérationnelles. Un mécanisme rigoureux de suivi et d’assurance qualité est d’ailleurs mis en place pour garantir la crédibilité du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP), délivré en fin de parcours. Représentant l’autorité ministérielle, Ayouba GARBA a été sans détour : « le temps de l’action a remplacé celui des intentions ». Pour lui, ce programme traduit une volonté politique claire de former une jeunesse compétente, capable non seulement de s’insérer, mais aussi de créer de la richesse.
Avec un déploiement national et des filières stratégiques, cette cohorte incarne une nouvelle génération de travailleurs qualifiés. Discipline, assiduité et engagement seront les clés pour transformer cette opportunité en réussite. À travers l’apprentissage dual, le Bénin fait un pari assumé : bâtir une économie plus compétitive en partant de sa jeunesse.
Grand-Aniel BOLARIAN