La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence de plusieurs membres du Gouvernement, dont les Ministres d’État Abdoulaye Bio Tchané et Romuald Wadagni, ainsi que le Président de la HAAC, Édouard Loko. Durant quarante-huit heures, les participants se pencheront sur les enjeux majeurs de la digitalisation : modernisation des services publics, innovation technologique, inclusion numérique, cybersécurité, infrastructures digitales, intelligence artificielle et création d’emplois. L’objectif : identifier des stratégies communes, renforcer la coopération régionale et définir des solutions capables de hisser les États au niveau des standards internationaux.
Dans son allocution, la Ministre du Numérique et de la Digitalisation du Bénin, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a mis l’accent sur la nécessité de penser désormais en termes de synergies régionales. « Le temps des projets isolés est passé. Nos pays doivent mutualiser les câbles sous-marins, développer des infrastructures numériques transfrontalières et partager des solutions d’intelligence artificielle », a-t-elle déclaré. Au nom de l’institution, Ousmane DIAGANA, Vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a salué les efforts remarquables des pays de la région. Il a réitéré l’engagement de la Banque Mondiale à soutenir les initiatives numériques dans les secteurs clés tels que l’éducation, la santé, la finance et la gouvernance.
Le Bénin se distingue particulièrement par son évolution fulgurante dans le domaine du numérique. En dix ans, sous l’impulsion du Président Patrice Talon, le pays est passé de 19 % à 75 % de taux de pénétration de l’internet mobile. Plus de 250 services publics ont été dématérialisés, et des centaines de milliers de citoyens ont été formés aux compétences digitales. Pour le Ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané, ces avancées témoignent d’une dynamique nationale solide. « La confiance numérique progresse au Bénin. Si nous mobilisons nos compétences, nos ressources et nos partenariats, le numérique deviendra l’un des fondements majeurs de la prospérité en Afrique de l’Ouest et du Centre », a-t-il souligné lors du lancement des travaux.
Le Sommet de Cotonou ambitionne de réduire la fracture numérique, de stimuler l’innovation et de créer de nouvelles opportunités d’emploi, notamment pour les jeunes. Les conclusions attendues devraient accélérer l’intégration régionale via le Marché Unique du Numérique, renforcer les compétences en intelligence artificielle et connecter davantage de populations aux services essentiels. Le rendez-vous de Cotonou s’inscrit ainsi comme un jalon crucial pour l’avenir digital de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, déterminée à faire du numérique un moteur de croissance durable, inclusive et compétitive.