En effet, le coût global du projet est estimé à 540 millions de francs CFA. Chaque entrepôt aura une capacité de stockage d’environ 200 tonnes, répondant ainsi aux besoins des principaux bassins de production du pays. Les infrastructures seront implantées dans douze communes stratégiques, identifiées pour leur fort potentiel agricole. Il s’agit notamment de Malanville, Banikoara, Kandi, Nikki, Tchaourou, Dassa-Zoumè, Glazoué, Savalou et Savè, avec pour objectif de couvrir efficacement les zones à forte production céréalière. Réduire les pertes et améliorer les revenus des producteurs Au-delà du simple stockage, ces entrepôts modernes visent à réduire considérablement les pertes liées aux mauvaises conditions de conservation, souvent observées après les récoltes. Ils permettront également aux producteurs de mieux maîtriser le calendrier de commercialisation, en évitant les ventes précipitées à bas prix immédiatement après la récolte.
Grâce à une meilleure conservation, la qualité marchande des céréales sera améliorée, renforçant ainsi la compétitivité des produits agricoles béninois sur les marchés locaux et régionaux. Une réponse concrète aux enjeux de sécurité alimentaire. Cette initiative s’inscrit pleinement dans la politique nationale de sécurisation post-récolte et de valorisation des filières riz et maïs, considérées comme essentielles à la sécurité alimentaire du pays. Elle traduit la volonté des autorités de moderniser les infrastructures agricoles, tout en soutenant durablement les acteurs du monde rural.
Avec ces nouveaux entrepôts, le Bénin franchit une étape supplémentaire vers une agriculture plus résiliente, mieux organisée et tournée vers la création de valeur.
Grant-Aniel BOLARIAN