En effet, cette transition, loin d’être improvisée, s’inscrit dans la vision de modernisation portée par le Président Patrice TALON. L’ambition est claire : offrir aux acteurs économiques des espaces organisés, fonctionnels et sécurisés, capables de soutenir la dynamique de croissance du pays. Depuis plusieurs mois, l’ANaGeM multiplie les rencontres avec les commerçants afin de dissiper les appréhensions, lever les doutes et co-construire des solutions adaptées. La Directrice Générale insiste sur une méthode qui privilégie l’écoute et la concertation, loin des décisions unilatérales qui nourrissent les rumeurs. Cette démarche a déjà porté ses fruits, puisque l’adhésion massive des commerçants témoigne d’une confiance retrouvée et d’un consensus rare autour d’un projet aussi sensible. Cependant, deux (02) pôles commerciaux majeurs sont appelés à incarner cette nouvelle ère. Le premier, baptisé Pôle Général Mathieu KÉRÉKOU, jouxte le stade de l’Amitié. Il a été conçu pour accueillir les activités liées au textile, à la maroquinerie, à la cosmétique et à la bijouterie. Les commerçants concernés y ont été associés dès les premières étapes afin que les boutiques et étals correspondent véritablement à leurs besoins. Le second, le Pôle Agroalimentaire du Grand-Nokoué, surnommé « Marché de Gros », s’étend sur 168 hectares. Véritable poumon de l’approvisionnement vivrier, il regroupe des entrepôts modernes capables d’accueillir aussi bien les produits secs comme les céréales et les tubercules, que les denrées nécessitant une conservation frigorifique. Mais au-delà de ces infrastructures imposantes, c’est une philosophie nouvelle de gestion des marchés qui s’installe. L’ANaGeM refuse la logique du désordre et entend créer un cadre où le commerce peut prospérer dans la dignité, la sécurité et l’efficacité. Quinze marchés modernes de détail ont déjà vu le jour dans différentes localités, de Cotonou à Natitingou en passant par Pahou et Glazoué, et d’autres sont en cours de préparation à Parakou, Cococodji, Abomey et Porto-Novo.
Ainsi, la fermeture programmée de Dantokpa n’est pas un aboutissement mais le point de départ d’un nouveau chapitre. C’est la promesse d’un commerce béninois qui, tout en conservant son dynamisme et sa richesse humaine, s’arrime définitivement aux standards internationaux. Dans quelques mois, le vacarme désordonné de Dantokpa laissera place à l’effervescence d’espaces structurés, symboles d’un pays en marche vers la modernité.