Organisée par le Centre National de Sécurité Routière, la rencontre a bénéficié de l’appui technique de la Commission de l'Union Africaine et de la Commission Économique pour l'Afrique des Nations Unies, témoignant de l’intérêt régional et international accordé à la problématique de la sécurité routière. Placée sous le signe de la responsabilité collective, la rencontre a permis d’examiner et d’enrichir des propositions structurantes destinées à transformer durablement le système national de sécurité routière. Pour les participants, la sécurité routière dépasse largement la seule question des transports. Elle s’impose comme un enjeu transversal touchant à la santé publique, au développement économique, à la justice sociale et à la dignité humaine. Dans ce contexte, les réformes validées visent à renforcer la coordination institutionnelle, à améliorer les mécanismes de financement du secteur et à optimiser les actions de prévention et d’intervention sur le terrain.
Les travaux ont mis en évidence la nécessité d’une approche intégrée impliquant l’ensemble des parties prenantes : administrations publiques, forces de sécurité, structures techniques, société civile et partenaires internationaux. L’objectif est de construire un système de sécurité routière plus cohérent, mieux structuré et capable de répondre efficacement à la hausse du trafic routier et aux défis liés à la croissance urbaine. Les discussions ont également insisté sur l’importance de la sensibilisation des usagers de la route, du renforcement des contrôles et de l’amélioration des infrastructures routières afin de réduire durablement le nombre d’accidents. Cet atelier de validation constitue une étape déterminante dans le processus d’adoption de la Stratégie Nationale de Sécurité Routière (SNSR), qui servira désormais de cadre de référence pour toutes les interventions dans le secteur. Cette stratégie ambitionne de réduire significativement les accidents de la route, d’améliorer la prise en charge des victimes et de promouvoir une culture de la sécurité routière sur l’ensemble du territoire national. Ainsi, le Bénin réaffirme sa volonté de faire de la sécurité routière une priorité nationale.
Au-delà des textes et des stratégies, les acteurs présents ont unanimement souligné la nécessité d’un engagement collectif et durable pour changer les comportements, renforcer la prévention et sauver des vies sur les routes. Cette dynamique s’inscrit dans une vision globale de développement où la sécurité des citoyens devient un pilier essentiel de la performance économique et du bien-être social.
Jean DOSSOU