Cette mobilisation gouvernementale, qui s’étend sur tout le mois de décembre, prend la dimension d’une véritable mission de proximité. Dès le 1er décembre 2025, la DEI ouvre l’opération à son siège pour les communes du Littoral, de l’Atlantique, de l’Ouémé, du Plateau, du Mono et du Couffo. Puis, progressivement, des équipes itinérantes se déploient au cœur des territoires, d’abord à la mairie de Savalou pour joindre les départements du Zou et des Collines, avant de s’installer à Bassila dans la Donga. Le mouvement se poursuit dans le nord avec un passage stratégique par la mairie de Kandi pour répondre aux besoins de l’Alibori, puis par la préfecture de Natitingou afin de couvrir l’ensemble des communes de l’Atacora. Les opérations s’étendent ensuite à Malanville, à Djougou et, finalement, à Parakou où une phase de rattissage conclura l’ensemble du processus jusqu’au 28 décembre pour les départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga. À chaque étape, la DEI installe un guichet opérationnel, capable de traiter les dossiers sur place et de recueillir toutes les données nécessaires.
Le Ministère rappelle que les futurs pèlerins devront impérativement se munir des pièces exigées pour l’établissement du passeport biométrique. Les documents incluent notamment les actes d’état civil sécurisés délivrés par l’ANIP, les identifiants personnels, les anciennes pièces pour ceux en situation de renouvellement, ainsi que les formulaires issus de la plateforme e-servicepublic.bj après paiement et prise de rendez-vous. Les étrangers résidents sont également concernés par ces formalités, avec leurs pièces spécifiques d’identification et de séjour. Le communiqué précise en outre une disposition essentielle : les ressortissants de la CEDEAO sont exemptés de la carte de résident, conformément au protocole API/5/79, mais doivent présenter un titre d’identité ou de voyage communautaire en cours de validité. Une autre mesure attire particulièrement l’attention. Les étrangers possédant un passeport spécial Hadj devront restituer ce document avant de pouvoir récupérer leur passeport d’origine. Cette exigence, qui vise à garantir l’unicité et la régularité des documents de voyage, s’inscrit dans une logique de fluidification et de fiabilité du processus administratif.
En annonçant cette opération spéciale, le Ministre de l’Intérieur, Alassane SEIDOU, insiste sur l’importance de la rigueur, de l’anticipation et de la discipline procédurale. Il rassure les candidats au pèlerinage que toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour rendre le parcours administratif aussi fluide que possible. Les équipes de la DEI, formées et déployées sur le terrain, fonctionneront durant toute la période comme une véritable administration mobile, au service des pèlerins, y compris dans les zones les plus éloignées. À travers ce dispositif exceptionnel, l’État béninois envoie un signal fort : accompagner chaque futur pèlerin dans son cheminement vers la Terre Sainte, en levant tous les obstacles administratifs et en garantissant que nul ne soit laissé de côté. Un engagement national qui place la dimension spirituelle du voyage sacré au cœur des priorités publiques.