De Parakou à Djougou, en passant par Kandi, la délégation ministérielle a été accueillie par les préfets Abdoul-Chakour Naro ASSOUMA et Ahmed Bello KY-SAMAH, ainsi que par les Maires des communes concernées. Responsables administratifs, personnels des Directions Départementales des Enseignements Maternel et Primaire (DDEMP), enseignants et autres acteurs du secteur ont profité de ces rencontres pour exposer leurs attentes et leurs difficultés.
Ces séances de travail ont été placées sous le signe de l’écoute et du dialogue. Les acteurs locaux ont salué la démarche du ministre, perçue comme une volonté de rapprocher davantage l’administration centrale des réalités vécues dans les départements. Si les performances enregistrées par le système éducatif ont été reconnues, les participants ont également insisté sur la persistance de plusieurs défis. Le renforcement des capacités des personnels figure parmi les principales préoccupations soulevées. Les besoins en moyens roulants ont également été évoqués, de même que le déficit d’enseignants, particulièrement marqué dans le département de l’Alibori. Les effectifs au sein des DDEMP, le renouvellement du parc informatique et l’amélioration des primes ainsi que des conditions générales de travail ont aussi retenu l’attention. Les préoccupations exprimées traduisent ainsi les contraintes auxquelles sont confrontés les acteurs chargés de mettre en œuvre, au quotidien, les politiques éducatives dans les différentes communes.
Face à ces attentes, Armand Kuyema NATTA a salué l’engagement des acteurs éducatifs et les a invités à poursuivre les efforts engagés. Pour le ministre, l’amélioration du système éducatif doit s'appuyer sur les acquis existants tout en favorisant l’innovation et une meilleure adaptation aux réalités du terrain. Il a également assuré que les préoccupations exprimées feront l’objet d’un examen par le gouvernement. S’agissant notamment des cantines scolaires, le ministre a indiqué que des dispositions étaient en cours afin de poursuivre les efforts dans ce domaine. La réponse aux revendications devra toutefois se faire progressivement, en fonction des priorités et des possibilités de l’État. Cette approche, a expliqué le Ministre, vise à apporter des solutions durables plutôt que des réponses ponctuelles aux difficultés signalées. Le Ministre-Conseiller Paulin GBENOU a, pour sa part, insisté sur la nécessité de maintenir le dialogue avec les acteurs du secteur. Une orientation qui doit permettre de préserver un cadre d’échanges régulier entre les responsables éducatifs et les autorités en charge du sous-secteur. À travers cette étape dans le Borgou, l’Alibori et la Donga, la tournée ministérielle aura permis de confronter les orientations nationales aux réalités des structures éducatives déconcentrées. Les préoccupations liées aux ressources humaines, aux équipements, à la mobilité et aux conditions de travail apparaissent désormais comme autant de chantiers à prendre en compte dans l’amélioration du système. Pour le gouvernement, l’objectif demeure de garantir à chaque enfant béninois l’accès à une éducation de qualité, quel que soit son lieu de résidence. Une ambition qui passe également par l’amélioration des conditions dans lesquelles enseignants, personnels administratifs et autres acteurs exercent leurs missions.
La poursuite du dialogue et le traitement progressif des difficultés soulevées devraient ainsi constituer les prochaines étapes de cette dynamique de proximité engagée par le ministère des Enseignements maternel et primaire.
Grant-Aniel BOLARIAN