La réflexion sur les fondements historiques du droit africain et les perspectives de son évolution a été au centre d’une audience tenue, le vendredi 23 octobre 2026, entre la professeure Dandi Gnamou, présidente de la Haute Cour de Justice du Bénin, et le Professeur Léon JOSSE, doyen de la Faculté de Droit et de Science Politique de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). Cette rencontre a constitué un cadre d’échanges autour d’un projet scientifique consacré à l’histoire du droit en Afrique, mais également des préoccupations liées à la formation universitaire et à la qualité de l’enseignement juridique. Au cœur des discussions figure l’organisation d’un colloque international placé sous le thème : « Histoire du droit en Afrique : enjeux et perspectives ». Cette initiative entend ouvrir un espace de réflexion entre chercheurs, universitaires et spécialistes du droit sur les trajectoires historiques des systèmes juridiques africains, leurs fondements et les perspectives de leur développement.
À la recherche d’une voie africaine dans l’histoire du droit
L’organisation de ce colloque répond à une ambition scientifique : approfondir les connaissances sur l’histoire du droit en Afrique et examiner les différentes approches qui structurent actuellement les réflexions dans ce domaine. Au-delà de la diversité des écoles de pensée existantes, les échanges visent à contribuer à l’émergence d’une perspective africaine, attentive aux réalités historiques, sociales et institutionnelles du continent. La question de l’histoire du droit dépasse en effet la seule connaissance des textes et des institutions juridiques. Elle invite également à interroger les traditions normatives, les transformations des sociétés africaines et les interactions entre les systèmes juridiques au fil du temps. Dans cette perspective, le colloque projeté pourrait offrir aux participants un cadre de confrontation des analyses et de partage des travaux scientifiques. La rencontre entre la présidente de la Haute Cour de Justice et le doyen de la Faculté de droit et de science politique s’inscrit ainsi dans une dynamique de dialogue entre les institutions judiciaires et le monde universitaire autour des enjeux de connaissance, de transmission et de renouvellement de la pensée juridique.
Les réformes universitaires au centre des échanges
Au-delà de la préparation du colloque, les discussions ont porté sur les réformes universitaires, la vie de la Faculté de Droit et de Science Politique de l’Université d’Abomey-Calavi, ainsi que sur les difficultés auxquelles elle est confrontée. La qualité de l’enseignement figurait également parmi les préoccupations abordées au cours de l’audience. Ces questions renvoient aux enjeux de formation des étudiants, d’amélioration des pratiques pédagogiques et de consolidation des conditions nécessaires à un enseignement universitaire de qualité. Dans une faculté chargée de former de futurs juristes et spécialistes des sciences politiques, la pertinence des contenus enseignés, l’actualisation des connaissances et le dialogue entre la recherche et la pratique institutionnelle constituent des sujets importants de réflexion. Les échanges ont ainsi permis d’aborder plusieurs dimensions de la vie universitaire, dans un contexte où la formation juridique demeure essentielle à la compréhension du fonctionnement des institutions, à l’administration de la justice et à l’évolution du droit.
Le doyen salue l’accompagnement de Dandi GNAMOU
À l’issue de l’audience, le Professeur Léon JOSSE a exprimé sa satisfaction et adressé ses remerciements à la présidente de la Haute Cour de justice pour son accompagnement et ses contributions au rayonnement de la Faculté de droit et de science politique. Le Doyen a notamment salué cet engagement, malgré les contraintes liées aux responsabilités institutionnelles de la professeure Dandi GNAMOU. Cette reconnaissance souligne la place du dialogue entre les personnalités institutionnelles et les responsables universitaires dans la conduite des initiatives scientifiques et le développement de la formation juridique.
À travers cette audience, la préparation du colloque international sur l’histoire du droit en Afrique rejoint ainsi des préoccupations plus larges portant sur la recherche, les réformes universitaires et la qualité de l’enseignement. Les réflexions engagées autour de ces différents sujets mettent en évidence l’intérêt d’un dialogue soutenu entre le monde académique et les institutions de la République.
Tchékpémi Jacques AHOUANSOU