Maladie chronique souvent qualifiée de « silencieuse », l’endométriose touche pourtant un nombre important de femmes, affectant leur santé, leur bien-être et, dans certains cas, leur fertilité. Douleurs persistantes, incompréhension sociale, errance médicale : autant de réalités qui accompagnent fréquemment le quotidien des patientes, en raison notamment d’un manque d’information et de diagnostics tardifs. Face à cette situation, l’Ordre National des Médecins du Bénin lance un appel pressant à la mobilisation collective. L’institution invite les populations à prêter une attention particulière aux symptômes évocateurs de la maladie et à encourager une consultation médicale précoce. Elle insiste également sur la nécessité de renforcer les actions de sensibilisation, tout en soutenant les efforts de recherche pour améliorer la prise en charge. Au-delà de l’aspect médical, c’est un véritable enjeu de société qui se dessine. « La lutte contre l’endométriose est une lutte pour la dignité et la santé des femmes », souligne l’institution, qui appelle à lever les tabous et à rompre le silence entourant cette pathologie. Dans un contexte où la santé féminine reste parfois reléguée au second plan, cet appel résonne comme une invitation à un changement de regard. Car, comme le rappelle l’Ordre, la santé des femmes constitue un pilier fondamental du développement social.
Ainsi, en cette journée dédiée, le message est clair : informer, sensibiliser et agir pour faire reculer l’endométriose et garantir aux femmes une meilleure qualité de vie.
Grant –Aniel BOLARIAN